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Les mansions lunaires des arabes.

Calassanti Motylinski Adolphe (de) El-Moqri Mohammed

800 €

... Texte arabe en vers de Moh'ammed El-Moqri. Traduit et annoté par A. de C. Motylinski, professeur à la chaire d'arabe de Constantine [et] directeur de la Médersa.

Alger, Imprimerie orientale P. Fontana et Co, 1899. 

In-8 broché de XIII + 123 pp. + carte dépliante. 

Format : 22,6 x 14,5 cm. 

Dimensions de la carte dépliée : 29 x 22 cm.

Demi-percaline bleu clair, dos titré. Reliure à la Bradel du XXe siècle. 

Rare traité sur les 28 mansions lunaires de la tradition arabe, donné ici dans la traduction française annotée d’un poème en langue arabe.

L’ouvrage porte sur les 28 divisions traditionnelles du ciel parcourues successivement par la Lune. Le texte de Mohammed el-Moqri, astronome marocain du XIVe siècle, décrit chacune de ces mansions sous forme de vers arabes et s’inscrit dans la tradition de l’astronomie arabe médiévale et postérieure.

Comme le relève Georges Salmon, Motylinski publie, sous le patronage du Gouvernement général de l’Algérie, la traduction d’un petit traité de Mohammed el-Mogri, astronome moderne demeuré inconnu, dans lequel chaque manzel est décrit en vers arabes, accompagnés de leur traduction et de commentaires.

L’intérêt de cet exemplaire réside tant dans le texte, qui témoigne de la tradition astronomique arabe, que dans le travail de traduction et d’annotation réalisé par Motylinski. Il est en outre enrichi de plusieurs annotations manuscrites venant compléter le texte imprimé. L’ouvrage s’ouvre par exemple sur une inscription manuscrite de l’un de ses anciens propriétaires, Jacques Molines : 

« En matière de médecine, de mathématiques, d'astronomie, les Arabes furent, et ceci est un fait reconnue, les dépositaires des sciences grecque et perse. Intellectuellement, les Perses furent les conquérants des Arabes. Par delà la science perse, ... élaborée, il faudrait songer à celle hindoue et chiwis. En somme peu développé en soi, la pseudo-science arabe fut le trait-d'union, ou mieux le véhicule qui permit à la fois le développement et l'émancipation de la science moderne arabe. C'est en somme ce qui fait la gloire et au fond la raison d'être de la science dite arabe. St[rasbou]rg le 5.6. 74 »

Adolphe de Calassanti-Motylinski est un orientaliste et interprète militaire français, né en Algérie en 1854 et mort à Constantine en 1907. Il s’est particulièrement intéressé aux langues berbères, au monde touareg et à l’ibadisme, notamment dans la région du Mzab. 

Dans le cadre de ses fonctions d’interprète militaire, il effectue plusieurs missions dans le Sud algérien et étudie les langues et traditions locales. Il publie notamment des travaux sur le Mzab, le Djebel Nefoussa et le dialecte berbère de Ghadamès. Ses recherches sur l’ibadisme et les sources historiques du Mzab constituent une partie importante de son œuvre.

En 1905, il rencontre Charles de Foucauld, avec lequel il travaille sur la langue touarègue (tamahaq). Cette collaboration contribue aux travaux linguistiques de Foucauld. Motylinski meurt peu après, en 1907. Son Grammaire, dialogues et dictionnaire touaregs, publié en 1908 après sa mort par René Basset et révisé avec l’aide de Foucauld, est l'une de ses œuvres les plus connues.

Provenance : ex-dono de Jacques Molines datant du 5 juin 1974. D'après le rapport de la séance du 4 novembre 1956 de la Société astronomique de France, il semblerait qu'il s'agisse d'un étudiant en astronomie à Alger. 

Bibliographie : Salmon, Georges. « Progress of Egyptology : progrès des études arabes », in Archeological report: comprising the work of the Egypt Exploration Fund and the progress of egyptologie during the year..., 1899-1900, Egypt Exploration Fund [en ligne] : lire l'article

Technische Daten

Autor
Calassanti Motylinski Adolphe (de)
Autor
El-Moqri Mohammed
Herausgeber
P. Fontana et Co
Platz
Alger
Datum
1899