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Bismarck Otto Fürst von
Portefeuille en chagrin rouge, dos rond muet, gardes de tabis de soie moiré crème dans une roulette d'encadrement dorée, triple filet d'encadrement doré sur les plats, premier plat frappé au centre de l'aigle impérial avec l'inscription "Kriegerverein Strassburg". Reliure signée Dürr "Hofbuchbinderei" à Strasbourg en bas du dernier plat.
Frottements et traces éparses sur les plats, légère oxydation des dorures. Léger brunissement marginal des feuillets.
Format du portefeuille : 23,7 x 15,7 cm
Berlin, 20. April 1885.
Für die freundlichen Glück- | wünsche zu meinem sieb- | zigsten Geburtstage bitte | ich Sie, meinem verbindlich- | sten dank entgegen | nehmen. OvBismarck.
Deux feuilles pliées. Format : 22,4 x 14,1 cm
Une reprodution de la lettre de remerciement de Bismarck pour les innombrables félicitations reçues à l'occasion de son 70e anniversaire.
Friedrichsruh, 19. März 1894.
Euer hochwohlgeboren | bitte ich, den herren Kameraden vom Krie- | gerverein für den Ausdruck ihres Wohl- | wollens in Ihrem Schreiben vom 9ten ds. | meinen wärsmschen dank zu sagen. Die | Mitgliedschaft des Vereins wird mir eine | hohe Ehre sein und eine stete Erinnerung an die ruhmreiche Zeit, in der wir des deutsche Elsass wiedergenommen habe. OvBismarck.
Deux feuilles pliées. Format : 22,4 x et 22,5 x 14,5 cm
Une rarissime lettre autographe de Otto von Bismarck adressée à ses "camarades" de la Kriegerverein de Strasbourg depuis sa dernière résidence à Friedrichsruh, aux portes de Hambourg dans le Land de Schleswig-Holstein .
Dans une lettre du 9 mars 1894, l'association des anciens combattants de Strasbourg a vraisemblablement informé Bismarck de sa nomination comme membre d'honneur de la Kriegerverein alsacienne en reconnaissance pour ses mérites à la fondation du Reich et au retour de l'Alsace dans le giron allemand. Le 19 mars suivant, il leur adresse aussitôt ses sincères remerciements pour "les marques de sympathie" envoyées ainsi que "le grand honneur" que lui apporte son affiliation à l'association qui lui rappellera constamment "l'époque glorieuse où nous avons reconquis l'Alsace allemande."
L'Association des anciens combattants de Strasbourg ou Kriegerverein Strassburg a été fondée après la guerre franco-prussienne de 1870-1871 et était basée à Strasbourg. L'association s'inscrivait dans le mouvement des associations d'anciens combattants allemands, qui s'était implanté dans de nombreuses villes du Reichsland Elsass-Lothringen après la guerre afin de créer une communauté pour les anciens soldats et de perpétuer le souvenir des camarades tombés au combat.
Un document du "chancelier de fer" évoquant l'Alsace allemande. Tout simplement exceptionnel !
Bismarck fut ministre-président de la Prusse de 1862 à 1890. Élevé au rang de prince de Bismarck par l'empereur Guillaume Ier le 21 mars 1871, il devint aussi le premier chancelier de l'Empire allemand (1871-1890).
"Général prussien, gouverneur général d’Alsace-Lorraine (★ Château de Karlsberg, province de Stralsund, 15.6.1818, † Château de Karlsberg 9.5.1894). La carrière de cet officier prussien se déroule dans l’entourage immédiat du roi. Longtemps aide de camp du roi Guillaume Ier, Bismarck-Bohlen occupe en 1868 les fonctions de commandant de Berlin, chef de la gendarmerie prussienne. Il fut appelé le 14.8.1870 au poste de gouverneur général du gouvernement de Strasbourg qui regroupe les départements du Haut et du Bas-Rhin ainsi que des arrondissements des anciens départements de la Moselle et de la Meurthe, regroupés en un département de « Lorraine allemande ». Les fonctions du gouverneur général de Strasbourg se distinguent de celles des autres gouverneurs généraux de l’armée d’occupation : Bismarck-Bohlen doit préparer l’annexion de son gouvernement général. Assisté d’un commissaire civil, il supervise la main-mise par la Prusse sur l’ensemble des rouages de l’administration. Dans la lutte politique qui divise l’entourage du souverain et le gouvernement prussien, Bismarck-Bohlen se classe résolument dans le clan conservateur et son orientation s’exprime dans la politique appliquée à l’Alsace-Lorraine, en particulier dans le domaine scolaire et religieux. Cette politique suscite la résistance de la bourgeoisie libérale alsacienne qui s’en ouvre auprès de Bismarck par les députations de notables (mai et juin 1871). La révocation brutale de Bismarck-Bohlen, qui au début du conflit politico-religieux appelé Kulturkampf, a pris le parti du ministre des Cultes conservateur Muhler, est considérée comme une victoire de la bourgeoisie libérale alsacienne (20.8.1871). Bismarck-Bohlen prend sa retraite sans attendre." NDBA.