Lanusse Jean, L'abbé

Description de la bataille de Froeschwiller – Description de la bataille de Floing (Sedan). VENDU

Catégories : Alsatique, Archives, Manuscrit, Reliure
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Sans lieu, sans date (après 1870).

In-plano (41,5 x 54 cm) de (4) ff.+ 131 ff.+(3) ff.

Plein maroquin rouge à long grains, dos à nerfs orné de caissons et de fleurons dorés, grandes ornementations métalliques dorées sur les plats avec incrustations de faux émaux.

Reliure de l’époque dans le goût du Kitsch religieux.

(Hildenbrand) Important manuscrit monté sur onglets, calligraphié et enluminé par Jean Lanusse.

L’abbé Jean Lanusse (1818-1905) était un prêtre aumônier de l’Ecole spéciale militaire de Saint-Cyr. Il était présent lors de nombreuses batailles des guerres napoléoniennes, campagnes d’Italie, expéditions du Mexique. Il participa à la guerre de 1870, dont la bataille de Froeschwiller et de Sedan. Il a été décoré de la Légion d’honneur.

Cet important manuscrit est un témoignage poignant des faits qui se sont déroulés sous ses yeux à Froeschwiller et à Floing (Sedan) lors des invasions prussiennes d’Août 1870.

Il s’agit d’un véritable éloge à la gloire des héroïques cavaliers qui se sont fait littéralement trucider lors de ces deux célèbres charges. Cruelles défaites françaises.

L’auteur axe son récit sur la bravoure et le patriotisme des soldats. Ses écrits nous donnent les détails sur les forces en présence (noms, lieux, stratégies,.) et la façon dont le carnage s’est déroulé. Général Lartigue, Général Duchesne, Général Michel, Témoignage émouvant, la lecture du manuscrit est passionnante et saisissante.

L’ornementation et l’illustration du texte est volontairement « naturaliste » (arbres, plantes et fleurs, oiseaux, etc.) : « Qu’on ne s’attende pas à voir des champs de bataille ruisselant de sang, et de morts, et de membres déchiquetés. Non je laisse au fait de la guerre, tout ce qu’il a de terrible. Je veux faire germer des fleurs là où des combats de géants semèrent des débris humains. Je veux embellir la nature là où les colères de l’homme ne voulurent que détruire. Le ciel obscurci par les vapeurs de la poudre et du sang deviendra un ciel des plus sereings. Le papillon ne voltigera pas au dessus du cadavre (.) Que d’autres représentent la guerre dans sa sinistre réalité. Pour moi je tiens à cacher sous des voiles de fleurs, sous les ornements et les richesses que nous offre la paix, les conséquences, les ruines de nos tristes colères ».

Le récit rentre en détail dans l’action : « Le général Michel passe au galop de son cheval sur le front de sa brigade et d’une voix où vibre le sentiment de l’honneur et du devoir, il s’écrie : Camarades, on a besoin de nous. Nous allons charger l’ennemi. C’est le moment de montrer qui nous sommes et ce que nous savons faire. (.) Le Général de Lartigue se découvre devant eux et prononcent une parole qui réveille un de nos plus glorieux souvenirs et qui aurait enlevé cent mille hommes : Allez-y comme à Waterloo ! les enfants. »

Incroyable document historique rédigé de la main d’un acteur et spectateur des charges de Reichshoffen et de Floing.