Reuss Rodolphe

Annexe à mon testament – Manuscrit original de Rodolphe Reuss. VENDU

Catégories : Alsatique, Archives, Manuscrit
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Versailles et Strasbourg, 1915-1920.

In-8 broché de 15 ff.n.ch.

Manuscrit original de Rodolphe Reuss intitulé : Annexe à mon testament.

Indications sur l’impression et la réimpression de mes études, indications révisées en Octobre 1915, et sur ce qui doit être fait éventuellement avec mes manuscrits, notes, cartons, etc. selon les circonstances. (Révisé en août 1920).

Le manuscrit s’articule en trois parties :

I. Indications à mes héritiers sur l’impression ou la réimpression de mes études et articles choisis, en plusieurs recueils détaillés plus bas.  » En tout cas je crois avoir assez travaillé de mon vivant pour les miens, pour qu’il ne refusent pas de consacrer quelques billets de mille francs de mes économies à satisfaire un de mes désirs les plus vifs. »

II. Note spéciale au sujet de mes notes manuscrites sur la Révolution en Alsace. « Mais il existe dans ma chambre à coucher une longue série de cartons verts, à étiquettes rouges, qui sont remplis de notes séparées et d’imprimés rares sur la matière. Certains cartons surtout (p. ex. les Délibérations de l’administration centrale du Bas-Rhin et Haut-Rhin) représentent des centaines d’heures de travail et pourraient être déchiffrées par un travailleur d’intelligence moyenne, et s’habituant peu à peu aux abréviations de ma graphie, fournir deux ou trois volumes de documents inédits très utiles pour l’histoire provinciale, et même général de l’époque, qui feraient suite aux deux volumes publiés jadis par moi : L’Alsace pendant la Révolution française. De cette façon le long labeur entrepris par moi, du dépouillement de plus de cent gros registres in-folio, pourrait-être immédiatement utile aux historiens s’occupant de cette période. » « J’avais l’intention autrefois de léguer tous ces dossiers relatifs à la Révolution en Alsace, à la Bibliothèque municipale de Strasbourg, que j’ai organisée et dirigée pendant 23 ans. Après les révélations de ces dernières années sur la tentative faite par l’administration municipale elle même et ses fonctionnaires chauvins (1903-1906) pour dénombrer ma création, je craindrais de voir tout mon travail anéanti, dilapidé, en tout cas négligé ou utilisé dans un sens absolument contraire à mes convictions, puisque j’ai réuni tous ces matériaux pendant trente cinq ans, pour raconter comment, par la Révolution, l’Alsace était devenue française. Si notre terre natale redevenait française (comme il est permis de l’espérer aujourd’hui) ce danger serait écarté et le don serait fait à la bibliothèque de la ville de Strasbourg, par mes héritiers. »

III. Note sur mes manuscrits divers (travaux imprimés, extraits de sources, notes variées, etc.). « Bien que j’aie détruit énormément de manuscrits depuis quelques années, et que je me propose d’en détruire encore beaucoup, si j’en trouve le temps, il en existera sans doute à ma mort, une masse assez considérable. Elle se divise naturellement en deux grandes sections. La première embrasse les cours faits à l’Ecole des Hautes-Etudes; 1) Les rapports politiques entre la France et le Saint-Empire, depuis le milieu du XVIe siècle jusqu’à la paix de Bâle (1547-1764). -2) Le Saint-Empire romain germanique de Maximilien I à Léopold II. Ils forment (avec les notes y afférentes) une vingtaine de cartons, dans la chambre d’amis. La seconde masse est formée par les extraits d’imprimés rares et surtout de documents inédits, se rapportant à des sujets traités par moi. » Etc, etc.

L’ensemble est complété par un feuillet double de curriculum vitae de la main de Reuss.

Exceptionnel et émouvant manuscrit de l’un des plus illustre historien alsacien de la période fin XIXe – début XXe siècle.